Breach Coach et préparation aux incidents, un guide pour s’y retrouver
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Laurent Desaulniers, vice-président chez GoSecure, livre une présentation concrète sur la préparation et la réponse aux incidents, rappelant que le pire moment pour décider comment gérer un incident, c'est pendant l'incident. Il distingue l'incident (le travail technique : acquisition, analyse, rétablissement) de la crise (avocats, RH, relations publiques, gestionnaires, les « our people »), et recommande deux tables distinctes pour que les gestionnaires gèrent et les techniciens travaillent, avec un responsable d'incident habilité à dire non même à un PDG. Il parcourt les phases : préparation pré-incident (rôles, autorité « break glass » pour appeler la police ou le cyberassureur, canaux hors bande), investigation (actifs, chronologie, impacts, exposition juridique, distinction entre une vulnérabilité comme Log4Shell et un incident), documentation pour éviter que les hypothèses deviennent des faits, priorité au retour à un état sain plutôt qu'à l'attribution, le cas délicat de ne pas déloger à moitié un intrus actif, et le post-mortem comme véritable levier. Il aborde la cyberassurance, le breach coach (un avocat dont l'implication rend les constats privilégiés) et les listes de fournisseurs approuvés, en avertissant que déclarer des incidents mineurs peut épuiser une couverture limitée. Quatre exercices de cas réels font participer la salle, et il conclut sur les simulations d'incident et une période de questions sur la fatigue d'alerte, l'éthique du paiement de rançon et jusqu'où remonter dans l'enquête.
Le pire moment de considérer la gouvernance et la gestion d'incidents est... pendant un incident. À ce moment, les tensions sont hautes et l'impact d'une erreur est important. Ainsi, cette présentation présente les différents concepts liés à préparation et réponse aux incidents, à la cyberassurance, à la simulation d'incident, à la gestion de crise et présente les principaux cadriciels de réponses aux incidents
À retenir
- Investir dans la préparation pré-incident : une liste « break glass » indiquant qui peut déclarer un incident, appeler la police ou aviser le cyberassureur, et des canaux hors bande convenus d'avance pour quand le courriel est compromis.
- Séparer l'incident de la crise : une table technique et une table de gestion, avec un responsable d'incident désigné qui intercepte les demandes des gestionnaires pour que les intervenants puissent travailler.
- Faire du retour à un état sain et disponible la priorité avant l'attribution, et documenter actions et hypothèses pour éviter que des suppositions non vérifiées deviennent des « faits » à la table de gestion.
- Ne pas déloger à moitié un intrus actif; cartographier d'abord tous les accès et canaux de commande et contrôle, sinon on alerte l'attaquant, qui revient tout simplement.
- Tester le plan par des simulations table-top incluant le volet crise, et toujours faire un post-mortem : c'est le moment de levier pour corriger ce qui avait été dépriorisé avant l'incident.
Conférenciers

Laurent Desaulniers le directeur des services d’intrusions chez GoSecure. Il possède plus de 15 ans d’expérience en sécurité offensive et simulation d’attaques. En plus de son expérience en intrusion, M. Desaulniers a eu la chance d’enseigner à… Lire la suiteRéduire
Laurent Desaulniers le directeur des services d’intrusions chez GoSecure. Il possède plus de 15 ans d’expérience en sécurité offensive et simulation d’attaques. En plus de son expérience en intrusion, M. Desaulniers a eu la chance d’enseigner à l’ÉTS, aux HEC ainsi qu’à l’école polytechnique de Montréal. Laurent a été conférencier à travers le monde, présentant à plusieurs conférences tel que RSA, Red Team Summit, NorthSec, NCFTA, CQSI, Hackfest et plusieurs autres. Dans ses passe-temps, M. Desaulniers s’intéresse aux techniques de crochetage, à la magie et au pickpocketing.
